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Initié à la calligraphie et à la peinture chinoise par Wenjue Zhuang, artiste originaire de Shanghai, (atelier encre) j’ai développé des œuvres contemporaines inspirées des techniques traditionnelles chinoises. Parmi les artistes qui m’ont le plus influencés citons Gao Xingjian et les graveurs des années 30.

Les encres et aquarelles chinoises sont appliquées à l’aide de pinceaux en poils de martre, de chèvre, de loup, ou de cheval sur des papiers de riz très fins.

Les papiers peuvent être « crus » et donner  un effet de diffusion des encres ou « cuits » et donner un rendu plus graphique.

Cette peinture, issue de la calligraphie, est basée sur les traits, les points et sur l’intention première du geste qui n’autorise aucune retouche. C’est l’élan premier et le lâcher prise qui sont primordiaux dans cette pratique picturale. Pas de dessin préparatoire, mais plutôt une inspiration qui murit avant de réaliser l’œuvre et qui trouvera son accomplissement dans le geste, en équilibrant les pleins et les vides. Autant dire beaucoup de brouillons pour arriver à une peinture aboutie.

Une fois l’œuvre terminée, elle peut être signée par une calligraphie et un sceau réalisé en pierre de stéatite qui indique le nom de l’artiste, son signe chinois ou le nom de son atelier. On y ajoute souvent également des proverbes chinois en 4 caractères (Cheng Yu), des aphorismes, des pensées personnelles. La maquette, élaborée selon des principes de composition raffinés, est reportée en négatif sur la pierre à l’aide d’un pinceau très fin. La gravure s’effectue ensuite à l’aide de burins, sans marteau, uniquement par la pression de la main (il existe plusieurs techniques, « en poussant » ou « en coupant »). La pierre est le plus souvent tenue à la main ; un petit étau peut être utilisé pour les pierres de petites tailles.  J’ai été initié à la gravure de sceaux par Laurent Long, artiste Parisien expert dans cet art.

L’œuvre réalisée étant sur un support très mince et imprégné d’eau,  elle est déformée. Une étape importante va donc consister à maroufler la peinture sur une feuille de papier plus épaisse, c’est-à-dire à la coller avec une colle de riz, ce qui va avoir pour effet de la tendre et de faire ressortir les couleurs en donnant de la profondeur. Cette étape est particulièrement complexe et délicate et nécessite un savoir-faire difficile à acquérir, d’ailleurs en chine, le métier de maroufleur est un art à part entière. Une fois rigidifiée davantage, on peut coller la peinture sur un châssis, sur un rouleau en papier de soie (méthode traditionnelle) ou la mettre sous verre.

 

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